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Quel boîtier j'utilise vraiment
Mes kits photo notés par usage dans Notion, puis confrontés à ce que dit mon catalogue Lightroom : combien de photos par boîtier, quelle part chaque année, combien de gardées.
Le problème
Avant une sortie, je dois choisir un boîtier et un objectif. Mes envies et mes habitudes ne disent pas la même chose : j’aime un appareil, mais je sors des photos avec un autre. Sans mesure, je ne sais pas lequel des deux guide mes choix, et je me trompe de sac.
Ce que ça fait
Deux sources se répondent. D’un côté, une base Notion note chaque couple boîtier et objectif sur cinq usages : portrait, rue, paysage, voyage, quotidien. De l’autre, un script lit mon catalogue Lightroom et compte ce que j’ai réellement fait. L’analyse du 21 octobre 2026 porte sur 72 157 photos avec leurs données de prise de vue, de 2000 à 2026.
Elle donne, pour chaque boîtier : le nombre de photos, la période, sa part de la production de l’année, la part de photos gardées, le nombre de prises de vue exportées ou publiées. Quand je me demande quoi emporter, une consigne de Claude Code lit ces notes, pas sa mémoire, et ajoute la météo habituelle du lieu.
Comment ça marche
Les notes. Une base « Liste du matos » porte toutes les données de chaque appareil : poids, tropicalisation, monture, ouverture, nombre de mégapixels, plage dynamique mesurée. Une seconde base, « Kits », ne contient aucune saisie : des relations et des formules calculent une note sur 100 par usage. Le barème pèse chaque critère selon l’usage : en portrait, la focale et la séparation du sujet comptent beaucoup ; au quotidien, la légèreté et la pluie. J’ai arbitré ces poids à la main, simulation par simulation, puis fait relire le résultat. Le goût passe par un champ « Plaisir », pas par une formule.
L’usage réel. Le script ouvre le catalogue Lightroom en lecture seule et compte les photos par boîtier. Il distingue deux signaux : les photos gardées (drapeau ou trois étoiles et plus) et les « sorties », les photos réellement exportées ou publiées pour un projet. Le premier mesure ce que j’aime, le second ce que je montre.
Un résultat qui surprend. En 2026, mon téléphone fait 31 % des photos de l’année et aucune de mes prises de vue publiées. Le Ricoh GR III, lui, a produit 87 % des sorties de 2024 pour 65 % des photos. La mesure ne dit pas lequel est le meilleur : elle sépare ce que je prends de ce que j’assume.
Qui fait quoi
- Moi : je tiens la liste du matériel, je règle le champ Plaisir, je tranche les arbitrages.
- Notion : stocke les données et calcule les notes par formule.
- Un script Python : lit le catalogue Lightroom (SQLite) en lecture seule, croise avec les exports, écrit le rapport.
- Claude Code : prépare le départ d’une sortie à partir des notes, des sacs et de la météo.
Ce que vous pouvez récupérer
Cette fiche est une explication : rien à télécharger. Ce qui se réutilise, c’est la méthode : séparer ce qu’on aime de ce qu’on fait, en mesurant les deux. Vous pouvez la reproduire avec n’importe quel catalogue de photos, tant que les données de prise de vue y sont conservées.
Ce que j'en retiens
Un barème sur mesure se discute avec des exemples concrets, pas avec des poids abstraits. J’ai simulé chaque réglage sur un cas réel avant de l’écrire, et c’est ce qui l’a rendu acceptable. Les taux de photos gardées se lisent avec prudence : un boîtier récent a encore beaucoup de journées non triées, et son taux paraît faible à tort.