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Si Anthropic s'arrête demain
Chaque fonction de mon activité classée selon ce qui continue seul, ce qui passe à la main et ce qui s'arrête si l'IA disparaît, avec le plan pour réduire le risque.
Le problème
Je travaille avec Claude Code tous les jours. Si l’abonnement s’arrête demain, que se passe-t-il pour ce qui tourne déjà ? Beaucoup d’équipes ne posent pas la question avant de dépendre d’un outil. Je l’ai posée, avec ce scénario : plus d’app, plus de Claude Code, plus d’API Claude, plus de pages hébergées chez Anthropic. Les autres IA restent disponibles.
Ce que ça fait
Un rapport daté du 2 novembre 2026 passe en revue 244 fonctions, réparties en huit domaines : blog, applications, croissance, contenu, automatisations, un site associatif, perso, outils. Chacune reçoit un voyant. Vert : continue seule. Orange : marche, mais à la main. Jaune : s’arrête, sans gravité. Rouge : s’arrête, et c’est un vrai manque.
Résultat : 3 rouges, 104 orange, 42 jaunes et 95 verts. Les 64 workflows d’automatisation n8n sont tous verts. Une carte par domaine donne le détail, et un plan d’action pour le jour J classe les services en vital, important ou confort.
Comment ça marche
Le constat central : Claude est le chef d’orchestre et la plume, pas le moteur. WordPress, l’envoi d’e-mails, la programmation des publications, n8n et presque tous mes scripts tournent sans lui. Ce qui s’arrête tient en trois points : le déclencheur, l’écriture et le jugement, ce qu’Anthropic héberge.
Le déclencheur d’abord : mes six routines quotidiennes n’existent que dans l’application Claude. Aucun ordonnanceur ne les double et aucune alarme ne sonne quand le journal se tait. Le plan prévoit donc un lanceur sans IA qui exécute les tâches dues et alerte après 48 heures de silence.
La répétition générale est prévue le 9 novembre 2026 : des crédits d’API expirent ce jour-là, et les workflows qui appellent Claude basculent alors seuls sur un autre fournisseur, dans la limite d’un plafond de dépense.
Le rapport ne s’arrête pas au constat. Il propose dix actions classées par effort (petit, moyen, gros) et huit indicateurs mesurables par script, à relever chaque mois : par exemple, combien de routines ne dépendent que de l’app, ou combien de workflows n’ont pas de repli. À ce jour, le relevé se fait à la main et le plan n’est pas encore appliqué.
Qui fait quoi
- Moi : je fixe le périmètre, je décide ce qui reste à risque (certains tableaux de bord restent chez Anthropic, volontairement).
- Claude Code : a passé en revue les scripts, les workflows et les routines, et a écrit les rapports par domaine.
- Des scripts de vérification : listent les workflows n8n actifs et leurs fournisseurs d’IA.
- Un plan de reprise : décrit une semaine type sans Claude, avec les commandes à lancer.
Ce que vous pouvez récupérer
Cette fiche est une explication : rien à télécharger. La grille à quatre voyants et la question qui l’a produite se réutilisent telles quelles : « qu’est-ce qui continue seul, qu’est-ce qui passe à la main, qu’est-ce qui s’arrête ? » appliquée à chacune de vos automatisations.
Ce que j'en retiens
Beaucoup d’orange ne veut pas dire beaucoup de risque. Dans la plupart des cas, le script existe et marche seul : c’est l’IA qui le lance et lit sa sortie. Un simple lanceur sans IA ferait passer une bonne part de l’orange au vert. Le vrai danger est ailleurs, dans ce qui ne fait pas de bruit en cas de panne : un déclencheur qui se tait sans prévenir.